Réactions à la crise de l’industrie automobile

Le Salon international de l’auto du Canada : une vitrine pour l’innovation

Par Joe Knycha

 

On dit que la seule constante est le changement et que rien ne reste toujours pareil.

Si c’est le cas, il était inévitable que la bulle d’où est née la crise économique mondiale allait éventuellement éclater.

Toronto 2008

Toronto 2008

Mais qui l’avait vue venir?

L’effondrement du château de cartes qu’était Wall Street a en quelques mois confondu toute l’économie planétaire et jeté les experts dans un état d’incertitude et de confusion.

 

Personne, semble-t-il, n’a une idée exacte de ce qui va arriver.

Dans le monde moderne si interconnecté et lié aussi inexorablement au commerce, ce qui aurait pu à une époque plus ancienne être une crise plus ou moins localisée de l’Amérique du Nord a massacré toutes les économies du monde. Ajoutez-y un gel soudain du crédit qui, à lui seul, a pratiquement stoppé net les industries et le commerce, aucune nation n’est à l’abri de ce qui semble être une tempête économique sans faille apparente.

 

Le secteur de l’automobile, une industrie dont la richesse nait de la production de biens, contrairement à celles qui ne fournissent que des services et des « McJobs » à faible revenu, est plus mondial et donc plus profondément affecté par la crise. Alors que les perceptions et désirs des consommateurs changent et qu’ils exigent autre chose que le status quo qu’ils ont connu jusqu’à présent, les fabricants se pressent pour relever le défi.

 

Pour voir de vos propres yeux comment l’industrie s’adapte à ces nouvelles réalités — reflétées par le thème de l’édition 2009 du Salon international de l’auto du Canada, « L’ère nouvelle » — il suffit de se promener à travers les kiosques du Salon.

Toronto 2008

Toronto 2008

Les solutions créatives abondent pour répondre à ce nouvel ensemble de critères : nouvelles technologies de moteur, prochaine génération d’hybrides, piles à combustibles avancées et véhicules électriques rechargeables sont toutes offertes cette année et annoncent une période accélérée d’innovation et d’ingénuité alors que l’industrie reprend son équilibre dans les sables mouvants de l’économie mondiale.

 

« Nous sommes entrés dans une ère nouvelle de l’automobile qui sera caractérisée par l’innovation, l’expérimentation et le lancement de nouvelles technologies à un rythme effréné », déclare le directeur général du Salon de Toronto, Tom Tonks. « L’avenir de l’automobile est à qui le veut, et tout commence ici. »
Selon une tradition vieille de 36 ans, le Salon est le lieu de célébration de l’amour du Canada pour l’automobile et offre une vitrine du nouveau et de l’avenir.

 

« Ce ne sera jamais plus vrai qu’en 2009, déclare Tonks. Les nouveaux prototypes bondiront de la table à dessin pour se retrouver sous les yeux du public et fourniront un aperçu remarquable de la direction que prend l’industrie. »

 

Dans le cadre du Salon, les fabricants d’automobiles ont été invités à définir cette « Ère nouvelle » et à en tirer parti pour le bénéfice des quelque 300 000 visiteurs qui sont attendus au Salon cette année, du 13 au 22 février.

 

De nombreuses personnes ont injustement accusé l’industrie automobile au fil des ans de faire partie du problème, déclarait Tonks, avant d’ajouter que l’édition 2009 du Salon permettra de montrer « qu’elle fait partie de la solution ».

 

Les portes ouvriront au public le vendredi 13 février à 10h30.

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